Bonjour,

Nous avons eu l’accord de la préfecture pour organiser la grimpée beauzacoise le 13 septembre, dans le respect des conditions sanitaires à savoir :

inscriptions et remise des prix en extérieur ( maison des associations)
mise à disposition de gel hydroalcoolique
masque pour les coureurs au départ et à l’arrivée (pose du masque dans la poche pendant le décompte du départ)
distanciation 1 m
Port du masque pour les organisateurs, signaleurs et public .

Donc rendez vous dimanche 13 à 8h à la maison des associations.
Le samedi 12 après midi, nous aurons besoin de quelques bonnes volontés pour préparer (fléchage parcours, fléchage maison des associations, préparation barnum…)

Merci

Guy

http://satre.daniel.free.fr/cyclo/100829i.html

Trois jours dans les Alpes 2014
Article mis en ligne le 7 juin 2014

Dans les longues vallées, chaudes et encaissées,
Jusqu’aux froids sommets enneigés,
Les Alpes s’élèvent, hautes, vastes et fières,
Comme un rêve, un vague mystère.

Pour le cycliste, les Alpes sont un défi,
Une prouesse à accomplir ;
Car supporter l’épuisement à l’infini,
C’est beaucoup plus facile à dire !

Un matin de juin, tel une sourde rumeur,
Le véloclub de Beauzac passe.
Les rayons du soleil éclairent ses couleurs,
Les illuminent avec grâce.

Ces aventuriers s’élancent à la conquête,
Depuis leur beau chalet en bois,
Des cols les plus perchés, des plus lointaines crêtes,
Et du surpassement de soi.

Ils remontent les vaux dont la fraîcheur s’élève,
Gagnent les départs des montées,
Puis grimpent, tandis que la chaleur les achève,
Dans un rythme saccadé.

Et avec une vitesse vertigineuse,
Ils se hissent vers l’azur bleu,
Recouvrant la route de sueur batailleuse,
Dans un effort méticuleux.

Et l’astre diurne observe d’un œil jaloux,
Inquiet de perdre son éclat,
Ces grimpeurs intrépides pratiquement fous
Menacer son trône de roi.

Alors, pour rendre la tâche plus difficile,
Le soleil brille de mil feux,
Inonde la terre de rayons indociles,
Voulant écraser les plus preux.

Hélas pour ce dernier, il ne savait pas que :
Beauzac meurt, mais ne se rend pas !
Et qu’il aura beau mettre tout l’aria qu’il peut,
Nous irons toujours au-delà !

Car parvenu aux nues, c’est une telle vue !
C’est la plus belle récompense.
Ces paysages magiques, inattendus,
Valent bien toutes les souffrances !

Quelle joie que d’admirer, le cœur encor chaud
Et emballé par l’ascension,
Cette danse de couleurs aux tons estivaux,
Faisant aux yeux une chanson ;

Lorsque le bleu intense des lacs se marie
Avec le vert parfait des prés,
La pureté du blanc de la neige endormie,
Et à l’orange d’ABC !

Bientôt, le mal aux muscles devient secondaire,
Pour laisser place à la magie
Des Alpes dénudées de leur robe d’hiver,
Montrant un bout de paradis.

Rompus de fatigue, ils reviennent au chalet,
Autour d’un verre d’amitié,
Ils reprennent les forces laissées en retrait
Dans le vin rouge et le rosé.

Ils s’endorment le soir, bercés de souvenirs
De cette journée bien remplie,
Sombrent dans des songes débordant d’avenir,
Et dans la douceur de la nuit.

Mais déjà, trop vite, il faut penser à rentrer,
Quitter ce bourgeon de bonheur,
Retourner en Auvergne pour se reposer,
Revoir sa vie, la joie au cœur.

Guillaume GUÉRIN.